Différents types de dragues

Il ya différents types de dragues classées selon :
L’AFFECTATION : les dragues Portuaires (100m de longueur, 1000m3) et les dragues Hauturières
LE MODE DE FONCTIONNEMENT
Les dragues mécaniques : sont celles pour lesquelles il y’a Contact mécanique entre le moyen de dragage et les matériaux dragués. Ce sont les dragues à godets, les dragues à bennes et les dragues à pelles.
1. Les dragues à godets : sont munie d’une élinde entourée de godets pour extraire et soulever les produits du fonds qu’elle emmagasine dans sa propre cale ou dans un chaland amarré à couple avec elle car elle peut être automotrice ou montée sur un ponton tractable.
Avantages : fonds uniformément nivelé, compatibilité avec les zones étroites
Inconvénients : Encombrement, Faible adéquation par mauvais temps, Bruit énorme.

2. Les dragues à bennes : sont sous forme d’un ponton-grue. Elles font descendre et remonter une benne qui se ferme sur une quantité de matériaux dragués au fonds.
Avantages : Fiabilité et résistance, compatible avec vase, galets, argile, autres utilisations
Inconvénients : Imprécision de nivellement, lenteur, dispersion et pertes.

3. Les dragues à pelles ou à cuillère : sont à peu prés comme les dragues à benne, elles sont plus réservées aux travaux d’évasement et d’élargissement (vase, galets argile) qu’aux travaux de dragage.
Les dragues Hydrauliques : sont celles qui utilisent les Techniques de pompage pour aspirer ou sucer les matériaux du fonds, parfois après désagrégation.

4. Les dragues aspirante à désagrégation : sont munies d’une élinde qui comporte un tuyau d’aspiration en plus d’une tête désagrégatrice pour la séparation et le concassage des matériaux à draguer. Le mélange eau-sable est aspiré par une pompe très puissante de type centrifuge. La pompe peut aider au concassage en refoulant l’eau à très haute pression. Les produits de dragage sont soit stockés à bord, soit directement refoulés à travers des flexibles vers une zone de remblai. Ce type de dragage est particulièrement intéressant pour les constructions off-shore. Les conduites de refoulement peuvent atteindre plusieurs kilomètres et des relais peuvent être prévus. La drague peut travailler en se mouvant ou en stationnaire. Dans les fonds à sédiments cohérents, la tête désagrégatrice ou « Cutter » permet une augmentation de rendement.

5. Dragues suceuses, porteuse, trainante ou drague aspiratrice en marche : munie en général de 2 hélices, 2 moteurs, 2 appareils à gouverner et des propulseurs d’étrave tous séparés pour augmenter sa manœuvrabilité. La vitesse de dragage peut être de 2 à 4 nœuds et la vitesse de navigation peut atteindre 20 nœuds. Elle est dite :
Suceuse : Car elle est munie d’une pompe de dragage (ou de déblais) très puissante.
Porteuse : Car elle possède un compartiment de décantation et de chargement des déblais (ou puits à déblais)
Trainante : Parce que le dragage peut se faire alors que la drague est en route à faible vitesse.

Une fois le puits à déblais rempli, la drague conduit, elle-même, les matériaux dragués vers la zone de dépôts désignés, le cas contraire, les produits sont refoulés directement à la mer loin de la zone draguée. On dit Clapage en mer ou à terre.
Les dragues sont généralement munies d’un régulateur de niveau (over flow) dans le puits et d’un compensateur de houle. L’over flow a pour rôle de régler le volume à charger en fonction de la profondeur et du tirant d’eau de la drague. Il permet aussi de régler la hauteur des déblais pour la décantation.
Le compensateur de houle permet d’éviter les montées et descente de la crépine de l’élinde avec la houle : ce qui assure un dragage efficace même avec des houles de 1 à 2 mètres et évite les accidents.

Autres
6. Dragues à demi-coques ou à coque ouvrante : Elle peut être équipée de moyens mécaniques ou hydrauliques de dragage. Sa particularité réside dans son mode de clapage qui est assuré par l’ouverture de la coque dans le sens longitudinal par le bas. Les deux demi-coques sont reliées par des vérins hydrauliques à l’avant et à l’arrière et par des axes sur le pont. Le château, reposant sur des articulations des deux demi-coques, reste droit pendant le clapage. L’ouverture maximale est de 20° de part et d’autre sur l’axe longitudinal.

7. Dragues à clapets : Elle possède des ports « clapets » au fond de sa cale à déblais. Ses clapets sont commandés par des vérins hydrauliques et servent au clapage en mer. Comme pour la drague à deux demi-coques, la drague à clapet possède en général plusieurs possibilités de clapage.