Radeau de Sauvetage

Le radeau de sauvetage également nommé radeau de survie est un engin collectif de sauvetage permettant de maintenir en vie des personnes en détresse à partir du moment ou le navire est abandonne.
Il peut être de deux types : rigide ou gonflable. Dans ce dernier cas il est stocké dans un conteneur. D’encombrement très réduit, gonflable automatiquement si nécessaire, généralement de forme carrée ou octogonale, le radeau de sauvetage est destiné à abriter l’équipage d’un navire lorsque ce dernier a fait naufrage. Il est conçu pour procurer un refuge fiable même dans les conditions les plus extrêmes – en particulier, sa forme et sa conception, doivent limiter au maximum les risques de chavirage.

Prescriptions générales SOLAS

  • Un radeau de sauvetage doit pouvoir résister aux intempéries et rester à flot pendant une période de 30 jours ;
  • Il doit pouvoir être jeté d’une hauteur de 18 m tout en assurant convenablement le fonctionnement de son équipement ;
  • S’il est installé à un poste de mer à une hauteur supérieure, il doit être certifié comme assurant un bon fonctionnement dans ces conditions ;
  • Il doit résister à des sauts répétés de personnes d’une hauteur au moins égale à 4,5 m ;
  • Il doit pouvoir être remorqué à une vitesse de 3 nœuds sur une mer calme avec tout son armement et ses occupants avec une des ses ancre flottante à l’eau ;
  • Il doit disposer d’une tente isolant de la chaleur et du froid, dont la couleur intérieure ne gêne pas les naufragés, se fermant et s’ouvrant aisément lorsque l’on est muni d’une combinaison d’immersion. De plus, si le radeau comporte plus de 8 places, il doit y avoir deux entrées diamétralement opposées. La tente doit comporter un système de récupération d’eau de pluie pour que ses occupants puissent obtenir de quoi se réhydrater. Un hublot de veille doit aussi être présent sur la toile. Enfin elle doit pouvoir accueillir un transpondeur radar à un mètre de hauteur ;
  • Une filière intérieure et extérieure doit être présente pour permettre aux usagers de s’agripper au radeau ou ne pas être bourlingué dedans.

Embarquement et mise à l’eau
Dans une situation de détresse, lorsque le navire risque de ne plus constituer un abri sûr, le radeau stocké dans son conteneur est jeté à l’eau tel quel, relié au navire par une longue amarre en sangle dépassant du conteneur appelée drisse ou bosse de percussion, qui mesure au moins 2 fois la hauteur de stockage, elle dépasse 10 m sur les petits radeaux de plaisance. Une fois cette amarre entièrement sortie, elle déclenche le gonflement automatique. Selon la situation l’équipage y embarque ou s’y tient prêt. Un couteau sans pointe est généralement fixé sur le radeau à proximité de l’amarre. Si le navire coule, l’amarre doit être sectionnée au plus vite pour éviter que le radeau soit entraîné par le fond. Si le navire ne coule pas il est fortement recommandé de le laisser amarré, le navire non abandonné peut rester un abri, disposé de moyens d’alerte et de survie et l’ensemble est plus facilement repérable par les secours.

Révisions périodiques
Tout au long de sa durée de vie (environ 15 ans), le radeau doit faire l’objet d’un contrôle périodique par un service agréé par le fabricant, visant à vérifier son intégrité et remplacer les consommables (vivres, pyrotechnie, médicaments). La périodicité, généralement de 1 à 3 ans est fixée par les règles de l’autorité du pavillon (autorité maritime) du navire sur recommandation des fabricants. Il peut être placé sous bossoirs si sa taille est importante afin de le manœuvrer plus aisément. Le radeau peut être saisi à l’aide d’un largueur hydrostatique.


Voir en ligne : Le Ressac : Le site des Marins