COMMENT SE REALISE LA MANUTENTION DES VRACS LIQUIDES AU CHARGEMENT ET AU DÉCHARGEMENT ?

« La règle générale est que celui qui détient le produit le refoule »

Les marchandises liquides en vrac sont manutentionnées par refoulement dans des canalisations de terre (pipe-lines) et/ou de mer (sea-lines).
Pour les navires de moyen tonnage, la liaison entre les citernes du navire et les conduites qui les raccordent aux installations de stockage terrestres s’effectue par des « flexibles ». Ceux-ci sont en général en caoutchouc souple armé de fils d’acier (sauf pour certain produits chimiques). Leur diamètre peut atteindre 25cm et leur pression en service 6 kg/cm2. Leur débit peut aller jusqu’a 1.000 t/h pour les hydrocarbures. Ces flexibles sont constitués d’éléments de 5 à 6m assemblés bout à bout par des joints métalliques et reliés électriquement aux citernes pour éviter l’accumulation d’électricité statique.
La manutention des flexibles s’effectue, le long du quai, par des portiques ou des grues.
Un pétrolier est en général desservi par trois ou quatre flexibles qui permettent une cadence de 2500 à 3000 t/h ou plus.
La mise en service des pétroliers géants a conduit au remplacement des flexibles par des bras métalliques qui peuvent aller jusqu’a 40cm de diamètre et capables de supporter des pressions en service de 15Kg/cm2. Leur débit peut atteindre 40000t/h d’hydrocarbures. Ces bras métalliques rigides sont constitués de deux éléments de 8 à 9m de long, eux-mêmes montés et articulés sur des portiques munis de contrepoids pour en faciliter la manœuvre.
Les canalisations terrestres pour les hydrocarbures, les gaz liquéfiés et les produits chimiques sont en général en acier, quelquefois inoxydable.
Pour les vins et les huiles comestibles on utilise plutôt des canalisations en matière plastique car l’acier peut détériorer le goût des ces produit.
La manutention des gaz liquéfiés sous pression (butane, propane) s’effectue de la même façon que pour les liquides. Celle des gaz liquéfiés à basse température (méthane) pose de difficiles problèmes d’isolation et de tenue des matériaux (soudures) en raison de la très basse température (-160°C).
La manutention du soufre liquide pose aussi un problème d’isolation thermique, le produit étant refoulé et stocké à une température de +120°C.
Certains ports qui ne peuvent recevoir les grands « tankers » en raison de leurs forts tirants d’eau opèrent ceux-ci au large sur des « sea-lines ». Ces derniers comportent des canalisations sous-marines qui relient les installations à terre au navire par l’intermédiaire d’une bouée-coffre sur laquelle on réalise les branchements. Le navire est tenu, en général, sur deux coffres d’amarrage, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière.