Chute d’un homme à la mer

Faits
Un porte-conteneurs de grandes dimensions était en mer, soumis à un léger roulis d’environ cinq degrés. Le maître d’équipage a décidé (sans en avoir reçu l’instruction ni demandé l’autorisation) d’utiliser la grue-portique du navire pour déplacer des tuyaux en acier du pont vers la chambre des machines. Il est monté dans le [chariot ou la nacelle] de la grue afin de retirer les goupilles de sécurité qui [le ou la] bloquaient pendant que le navire était en mer. Dès que le maître d’équipage a retiré les goupilles, le chariot a commencé à se déplacer de façon incontrôlée vers le bordé du navire, alors même qu’il se trouvait à son bord. Le chariot a percuté les butées du portique, mais celles-ci n’ont pas suffi à l’arrêter, de telle sorte qu’il est tombé à la mer, entraînant avec lui le maître d’équipage. Les mesures à prendre en cas de chute d’un homme à la mer ont été mises en œuvre, et des opérations de recherche et de sauvetage ont été lancées, mais le maître d’équipage n’a pas été récupéré et est présumé mort.

Causes

  • Le maître d’équipage a utilisé la grue sans autorisation d’un officier et contre l’avis du matelot qualifié qui l’assistait.
  • La grue était utilisée à un angle de 5°, ce qui correspond à son angle d’inclinaison limite nominal.
  • Les mécanismes de sécurité, qui auraient dû empêcher que le chariot ne se détache du portique, n’ont pas joué leur rôle et ont entraîné une catastrophe.

Enseignements à tirer

  • Les apparaux de levage ne devraient pas être utilisés si les autorisations appropriées qui sont requises dans le système de gestion de la sécurité du navire n’ont pas été obtenues.
  • Toutes les opérations de levage devraient être planifiées, soumises à une évaluation des risques et supervisées.
  • Les opérations de levage envisagées lorsqu’un navire se déplace sur une mer formée devraient être abordées, planifiées et évaluées au regard des risques avec la plus grande prudence.

Voir en ligne : Le Ressac : Le Site des Marins