Paix en Afrique : les questions de sécurité maritime et d’économie bleue au centre des travaux de la réunion de Lomé

Prélude au sommet de l’Union africaine (UA) sur la sécurité maritime, prévu le 15 octobre dans la capitale togolaise, au cours duquel une Charte africaine pour la sécurité et la sûreté maritimes pourrait être adoptée, se tiendront du 27 au 28 juillet dans la même ville, les Consultations Afrique-Chine-Etats- Unis pour la paix en Afrique.

Organisées par le gouvernement togolais en collaboration avec le Centre Carter et le Bureau des Nations unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel (UNOWAS), ces consultations Afrique-Chine-Etats-Unis pour la paix en Afrique seront l’occasion de passer en revue les questions de sécurité maritime dans le Golfe de Guinée. Elles aborderont aussi les questions liées à l’économie bleue dans la région ainsi que la promotion de la paix au Sahel.

Expliquant le bien-fondé de ces assises, le ministre togolais des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, Robert Dussey, a dit que les consultations de Lomé « se fondent sur la nécessité de collaboration entre les Etats africains, la Chine et les Etats-Unis, pour la consolidation de la paix en Afrique ». Le ministre a parlé également d’un enjeu majeur pour la sécurité du continent. « Nous discuterons des trafics de tout genre. Nous nous sommes rendus compte que, non seulement il y a une insécurité sur le continent africain avec la question du terrorisme que nous connaissons, mais il y a également une insécurité sur nos côtes. Nous avons, dans le Golfe de Guinée, depuis 2005, enregistré 205 attaques. Le Togo, à lui seul, a été attaqué dix fois », a-t-il précisé.

Quant au sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation panafricaine sur la sécurité et le développement en Afrique, notons qu’il devra être sanctionné par l’adoption et la signature d’une Charte sur la sécurité maritime.

La nécessité d’adopter une Charte africaine pour la sécurité et la sûreté maritimes s’explique par le fait que le Golfe de Guinée est devenu un enjeu principal pour les pirates. Et c’est après avoir fui le Golfe d’Aden, que les pirates opèrent désormais au large du Golfe de Guinée.


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