COP 22

Plaidoyer du ministre de la pêche et ses homologues pour une pêche durable

L’AFRIQUE EN ACTION : SOLUTIONS ET DIALOGUE POUR UNE ECONOMIE BLEUE EN AFRIQUE

Le Sénégal, la Gambie, le Cabo Verde, le Gabon, les Seychelles, le Soudan et l’Erythrée étaient sur le présidium avec comme thème, « l’Afrique en action : solutions et dialogue pour une économie bleue en Afrique », le panel était animé par les ministres des Pêches de ces pays. Sans exception, ils ont tous plaidé pour une pêche durable dans les eaux et une bonne protection de l’environnement marin.

Prenant la parole, le Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime du Sénégal, Monsieur Oumar Guèye nous dit que : « notre pays le Sénégal à l’instar des autres pays d’Afrique est victime de la pêche illégale (INN)  ». Pour lutter contre cette pratique, il a informé que le Sénégal a adopté un nouveau Code de la pêche avec des sanctions qui peuvent aller jusqu’à 1,5 million d’euros voir la confiscation du navire en cas de récidiviste.

Il a aussi saisi l’occasion pour lancer un appel afin qu’il y ait une « harmonisation des législations pour lutter contre la pêche illégale, non déclarée, non réglementée et prendre des mesures d’adaptation, face aux changements climatiques  ».

Après ce panel, le ministre sénégalais a été choisi par la télévision 2M comme invité de la grande édition du journal.

En prélude à ce panel, le Ministre Oumar Guèye avait fait une autre présentation lors d’une autre conférence avec comme thème : « dialogue sur les océans : défis et possibilités d’adaptation  ». Cette conférence était présidée par la Princesse Lala Hassana du Maroc, le Prince Albert de Monaco et Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement de la France.


Voir en ligne : Le Ressac : Le site des Marins

Messages

  • Les participants ont mis en lumière l’importance des océans et du secteur halieutique, notamment vis-à-vis du développement économique et social de plusieurs États africains. Ils ont signalé notamment la nécessité d’empêcher les conséquences désastreuses du changement climatique qui se manifestent par la montée de l’acidification, le déclin de la biodiversité et qui sont exacerbées par des pratiques de pêche non durables.

  • Il a rappelé que l’Union Européenne avait affecté 140 millions d’euros comme soutien au secteur maritime dans plusieurs pays africains, ajoutant qu’une attention particulière devait être apportée à la lutte contre la pêche clandestine en faveur d’une pêche durable qui pourrait aider le continent à « faire sortir les gens de la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire ».

  • Pour le ministre sénégalais de la Pêche, les gouvernements doivent prendre des mesures pour protéger la pêche artisanale. Il a surtout dénoncé la pêche illicite qui fait perdre aux Etats 230 millions d’euros. Sur le cas du Sénégal, il a rappelé que le gouvernement du président Macky Sall, depuis 2012, a pris des sanctions très sévères contre les bateaux pirates avec des amendes d’au moins 1,5 million d’euros. Face à ce danger, le ministre a invité à une harmonisation des positions par rapport au Code de la pêche. M. Guèye a ainsi cité en exemple l’interdiction de pêcher certains alevins alors que dans d’autres pays, des autorisations sont délivrées.