Le Sénégal réclame plus d’un milliard au Gotland

Un milliard trente millions. C’est la somme que les autorités sénégalaises veulent recouvrer après avoir surpris le 25 février 2016 le navire Gotland dont le numéro OMI est 8325353 en train de pêcher illégalement sur la zone maritime sénégalaise, alors qu’il détenait d’une licence de pêche pélagique Mauritanienne.

Un communiqué du ministère de la Pêche et de l’économie maritime informe que ce navire a été surpris « en activité de pêche illégale dans les eaux sénégalaises, par un patrouilleur de la Marine nationale, à quinze (15) nautiques au sud de la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie ». « A la suite du constat de l’infraction, le navire a refusé d’obtempérer aux ordres du patrouilleur de stopper pour une éventuelle visite d’inspection. Poursuivi par la Marine nationale sénégalaise, le navire s’est dirigé vers la Zone économique exclusive (ZEE) mauritanienne, avant de franchir la frontière maritime », a-t-on expliqué dans le document.

Dans la même veine, on souligne que « conformément à la Loi 2015-18, portant Code de la pêche maritime au Sénégal, le navire a été arraisonné par les autorités du ministère de la Pêche pour refus d’obtempérer à un ordre de stopper, donné par un patrouilleur de surveillance et pour pêche sans autorisation dans les eaux sous juridiction sénégalaise. En application des dispositions des articles 123 et 125 de la Loi précitée, une amende d’un milliard trente millions (1.030.000.000) est retenue et notifiée à l’armateur du navire basé en Belgique ». Dans ce document, on renseigne également que « sur demande du ministère de la Pêche et de l’économie maritime, le navire Gotland est actuellement retenu au port de Las Palmas par les autorités espagnoles, afin de permettre aux autorités sénégalaises de réagir par rapport aux infractions commises ».

C’est aussi dans ce cadre que le ministère, en relation avec la Marine nationale, a envoyé « une délégation en Espagne, du 21 au 23 juillet 2016, pour que ces derniers participent à l’analyse des preuves des infractions retenues et discuter des modalités d’application de la sanction retenue contre le navire Gotland et de toute autre mesure envisageable ». Ainsi, informe-t-on, « l’Etat du Sénégal, l’Union européenne et le secrétariat général d’Interpol sont à pied d’œuvre sur l’affaire pour permettre aux autorités sénégalaises de recouvrer l’amende infligée à ce navire délinquant ».


Voir en ligne : LeRessac