La pêche illégale en Afrique : Une menace sérieuse

Le responsable de la pêche halieutique au sein du bureau africain des ressources animales de l’union africaine, Aboubacar Sidibé a révélé que 80% des chalutiers s’adonnant à la pêche illégale trouvent refuge dans les eaux africaines.

On estime à plus d’un milliard de dollars annuellement les retombées de la pêche illégale pratiquée dans les eaux territoriales des pays africains, quand bien même ce chiffre soit en dessous de la réalité. Les experts africains, réunis dans un séminaire en Egypte, ont mis en garde contre cette surexploitation de la richesse halieutique du continent, ce qui pourrait hypothéquer dangereusement l’avenir des générations futures.
Il existe trois types de pêches illégales. D’abord celle pratiquée sans autorisation ou licence de pêche, la seconde la pêche non déclarée, c’est-à-dire les navires détenant des licences de pêche mais ne déclarent ni leur leurs activités ni les produits pêchés. Il y a enfin la troisième catégorie qui ne respecte ni les accords ou initiatives internationales qui appellent à une pêche responsable pour faire face au phénomène de la pêche interdite. Trois zones régionales sont convenues de la nécessité de travailler ensemble dans le cadre d’un partenariat afin de lutter contre cette pratique. Les pays africains comptent sur l’appui logistique de partenaires internationaux comme par exemple l’union européenne ou l’union africaine afin de disposer de moyens capables de lutter contre la pêche illégale notamment en mettant en place un système de surveillance par satellites efficace pour tout navire dépassant les 15 mètres.


Voir en ligne : Le Ressac : Le site des Marins