Bilan de mise en oeuvre de la première phase du Prao-Sénégal

Le Ressac : Le site des Marins

Après six années de mise en oeuvre de la première phase du Prao-Sénégal dont la date de clôture est fixée au 15 septembre 2016, l’heure est au bilan. D’un coût global de 7 milliards, 200 millions de francs Cfa dont 6 milliards 750 millions francs CFA assurés par la Banque mondiale, ce projet a pour objectif de renforcer la capacité du Sénégal dans les domaines de la bonne gouvernance des pêches , de la lutte contre la pêche illégale et l’accroissement de la valeur ajoutée locale des produits halieutiques.

Selon le Ministre de la pêche et de l’économie maritime, Oumar Gueye qui présidait hier, mardi 6 septembre l’atelier de clôture de ce programme, d’importants résultats ont été enregistrés dans les trois domaines essentiels du développement durable du secteur de la pêche que sont la gestion durable des ressources halieutiques ; la lutte contre la pêche illégale ; la valorisation des produits halieutiques.
A l’en croire la mise en oeuvre du Prao-Sénégal a également offert l’opportunité d’impulser des réformes essentielles pour le secteur comme la définition d’un nouveau permis de pêche artisanal basé sur les espèces, l’implication et la responsabilisation des acteurs dans la gestion des ressources halieutiques en relation avec les services étatiques.
« Les réalisations suivantes sont également à mettre à l’actif du Prao-Sénégal. Il s’agit entre autres de la contribution à l’actualisation du Code de la pêche maritime permettant sa mise en cohérence avec les exigences de l’approche de cogestion locale des pêcheries ; la mise en oeuvre d’une stratégie de maîtrise durable de l’immatriculation des pirogues en vue de mieux cerner la capacité de pêche artisanale ; l’élaboration d’un Plan d’actions national de lutte contre la pêche Inn ; la mise en place d’une Zone de Pêche Protégée sur la Petite Côte, des Zones d’Immersion de Récifs Artificiels à Bargny et à Yenne », liste-t-il.
Par ailleurs, Oumar Gueye a fait part que le Prao-Sénégal a mis en place, en partenariat avec le Crédit Mutuel du Sénégal, un fonds de microcrédits de 500 millions francs CFA, pour financer des micro-projets d’entreprenariat féminin et de reconversion des pêcheurs dans des secteurs alternatifs à la pêche.
Dans la même dynamique, il indique que le Prao-Sénégal a également financé pour plus de 600 millions de francs CFA des Activités Génératrices de Revenus en faveur des Comités Locaux de Pêcheurs des sites d’intervention, afin de consolider leur engagement dans la gestion durable des ressources halieutiques.


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