Adaptation aux changements climatiques : Un Plan national pour la pêche

Les changements climatiques entraînent des perturbations sur l’environnement marin et le régime de fonctionnement des eaux douces dont les conséquences contribuent à la baisse du rendement halieutique. « Il est à craindre que les conséquences du changement climatique contribuent à élever les risques de conflits dans certaines zones », a alerté le premier conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Babacar Banda Diop, à l’ouverture de l’atelier national de validation du Plan national d’adaptation de la pêche (Pna-pêche) et de l’aquaculture au changement climatique horizon 2035.

Conscients de ces menaces, des enjeux relatifs à la pêche avec 2,4% du Pib national dont 12% du Pib du secteur primaire, 32% des exportations, soit 370 millions de dollars par an, 75% des besoins en protéines de la population, 220 mille emplois directs et 600 mille emplois indirects, soit 17% de la population active, mais aussi des défis à relever, l’Usaid en collaboration avec le ministère de la pêche et de l’économie maritime et la direction de l’environnement et des établissements classés se sont orientés vers une démarche d’intégration. Cela pour réduire la vulnérabilité, renforcer les capacités d’adaptation et intégrer l’adaptation dans toute planification sectorielle et générale du développement. Ce qui a abouti, conformément aux recommandations de la 17e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques dans sa décision 5/Cp.17, à l’élaboration d’un Plan national d’adaptation (Pna) du secteur de la pêche.
Ce document qui a été validé, traduit les besoins spécifiques des parties prenantes d’adaptation, les lacunes en matière de capacités institutionnelles, réglementaires, juridiques, les mécanismes de financement, de budgétisation et les opportunités stratégiques de suivi du Pna-Pêche.
Selon Babacar Banda Diop, ce plan national va doter son département d’un document de planification spécifique sur des stratégies d’adaptation durables des écosystèmes marins et côtiers et des communautés côtières vulnérables. « L’adaptation n’est pas un choix mais une nécessité », a dit le premier conseiller technique de Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l’économie maritime.


Voir en ligne : Le Rassac