Les effets de l’encrassement biologique des navires

La question de l’encrassement biologique est étudiée de près dans le cadre de plusieurs ateliers nationaux organisés par l’OMI. Tous les navires sont susceptibles de se retrouver avec une accumulation d’organismes aquatiques sur la partie immergée de leur coque ou de leur structure. Ce phénomène, connu sous le nom d’encrassement biologique, peut avoir une influence sur la vitesse du navire et sur sa consommation énergétique. Il peut en outre favoriser le transfert d’espèces aquatiques vers de nouvelles régions du monde, où elles deviendront très probablement des espèces envahissantes. L’OMI a pris des mesures pour réglementer les systèmes antisalissure et prévenir les effets néfastes dus à leur utilisation et aux biocides qu’ils peuvent contenir. En 2011, l’OMI a également adopté des Directives pour le contrôle et la gestion de l’encrassement biologique des navires en vue de réduire au minimum le transfert d’espèces aquatiques envahissantes.

Les Directives pour le contrôle et la gestion de l’encrassement biologique des navires en vue de réduire au minimum le transfert d’espèces aquatiques envahissantes (résolution MEPC.207(62)) visent à fournir une méthode de gestion de l’encrassement biologique qui soit uniforme à l’échelle mondiale. L’encrassement biologique est l’accumulation de différents organismes aquatiques sur la coque des navires. À sa soixante‑deuxième session, tenue en juillet 2011, le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) a adopté ces directives, qui sont le fruit de trois années de concertation des États Membres de l’OMI. L’adoption des Directives sur l’encrassement biologique marque une étape fondamentale dans la lutte contre le transfert par les navires d’espèces aquatiques envahissantes.​

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Un atelier national portant sur les effets des systèmes antisalissure et de l’encrassement biologique des navires a été organisé récemment, du 25 au 27 avril, à Antananarivo (Madagascar). Celui-ci a permis de sensibiliser les participants à ces questions et de renforcer les capacités nécessaires pour, d’une part, ratifier et mettre en œuvre la Convention sur les systèmes antisalissure (Convention AFS) et, d’autre part, appliquer les Directives. Au sortir de cet atelier, les participants sont plus à même de comprendre et d’apprécier les exigences et les conséquences liées à la ratification, à la mise en œuvre et à l’application desdits instruments. L’événement a été financé par le Fonds de la coopération technique de l’OMI et mis en place par Theofanis Karayannis, de la Division de la coopération technique.


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