Faut-il former plus d’officiers ?

Certaines catégories d’officiers comme les officiers mécaniciens au niveau de la direction et les officiers nécessaires pour les navires spécialisés tels que les transporteurs de produits chimiques, de GNL et de GPL sont particulièrement visées.

Un déficit actuel d’environ 16 500 agents (2,1%) et un besoin supplémentaire de 147 500 d’officiers pour desservir la flotte marchande mondiale d’ici 2025 , tels sont les informations fournies par le dernier rapport quinquennal BIMCO/ICS.
BIMCO et ICS ont conjointement lancé ce rapport sur la main-d’œuvre qui prévoit une grave pénurie future de l’offre de gens de mer. Bien qu’il soit prévu une augmentation mondiale et régulière du nombre d’officiers, elle ne satisfera pas la demande. Au cours des cinq dernières années, l’industrie a fait de bons progrès en :

  • augmentant les niveaux de recrutement et de formation ;
  • retenant les gens de mer qualifiés et ;
  • augmentant leur temps de servitude en mer. Mais le rapport indique que, si les niveaux de formation ne sont pas revus à la hausse de manière significative, la croissance de la demande de gens de mer pourrait générer une grave pénurie face à l’offre générale d’officiers. Toutefois, le rapport estime qu’il y aurait un excédent actuel d’environ 119 000 subalternes (15,8%), la demande n’ayant augmenté que d’environ 1% depuis 2010. Bien que les Philippines soient encore la plus grande source de subalternes, on pense que la Chine les a dépassé de façon significative comme la plus grande source unique de gens de mer qualifiés pour le commerce international. Les Philippines et la Russie étant considérées comme des sources d’agents également importantes, suivies de près par l’Ukraine et l’Inde, les données fournies par les compagnies maritimes internationales indiquent que la disponibilité des marins chinois pour le service international pourrait être plus limitée.

Voir en ligne : le ressac

Messages

  • L’État du Sénégal devrait activer le processus de mise en valeur de L’ENFM d’abord avant de se focaliser sur la création d’autres instituts.
    Le plus important c’est l’engagement à pouvoir trouver des embarquements pour ces lauréats qui sont laissés leurs propres sort des années durant. Il faut vraiment être marin pour savoir que c’est très difficile de trouver seul un embarquement d’élève et qu’il faudrait douze mois de navigation effective pour valider son brevet d’officier pour faire valoir le diplôme obtenu.