APPELLE À LA RÉGULATION DU TRANSPORT MARITIME

"La situation dominante et manifeste de certaines compagnies de fret pose des conséquences très fâcheuses pour le consommateur final", a dit le professeur Diallo lors de la journée du chargeur sur le thème "L’amélioration de l’offre nationale de transport maritime et la problématique des taux de fret", à la 25ème édition de la foire internationale de Dakar (FIDAK).

Selon lui, "il faut comprendre le thème de façon séparée. Il y a d’un côté la problématique du taux de fret et de l’autre côté la question de l’amélioration de l’offre de transport maritime".

"Ce ne sont pas les chargeurs qui subissent les conséquences de la domination des grandes compagnies de fret, mais plutôt les populations", a-t-il expliqué à propos de la question portant sur la problématique du taux de fret.

Dans cette perspective, l’expert en transport maritime a plaidé pour "la création d’une institution capable d’imposer les règles du jeu à certaines compagnies pour qu’elles n’étouffent pas les petites firmes ainsi que les consommateurs.

"Malgré tout depuis 1992, un comité de négociation a été mis sur pied pour œuvrer dans ce sens mais sans connaitre du succès", a-t-il ajouté.

"En 2002, il y a eu également la création d’un accord commercial Europe Afrique de l’Ouest (EWATA) qui lui aussi avait été liquidé par la suite", a indiqué Ibrahima Khalil Diallo.Selon lui,"les compagnies ont commencé à souffler en 2008 sous l’ère de la dissolution des conférences et l’installation de la labellisation".

"On revient ainsi, sur la libéralisation du tarif ou la fixation libre sans aucun contrôle", a encore dit Pr Diallo.

En ce qui concerne l’amélioration de l’offre du transport, l’expert a estimé que "cela peut se faire de deux façons, d’abord elle devra être suffisante et ensuite compétitive".

"Pour que l’offre soit suffisante, il y a lieu d’augmenter le nombre d’armateurs ou encore de renforcer des flottes qui existent déjà’’. Il ne suffit pas seulement de renforcer les compagnies, mais il faut plutôt les protéger", a-t-il fait valoir.

Selon l’UEMOA (Union économique monétaire Ouest africaine), l’armateur communautaire est une compagnie qui existe, agrée et gère conformément aux règles en vigueur de cette institution sous régionale dont le principal établissement est situé dans un Etat membre, a-t-il renseigné.

"Seuls les armateurs communautaires sont habilités à effectuer des services de transport maritime intérieur et intercommunautaire", a avancé le professeur Diallo


Voir en ligne : Le Ressac : Le site des Marins